Fontainebleau compte mille cinq cents pièces et cent trente hectares de parc. C’est le seul château français habité en continu par les souverains pendant huit siècles, de Louis VII à Napoléon III.
Ce qu’il faut savoir
François Ier y fait venir des artistes italiens et crée l’école de Fontainebleau ; sa galerie, longue de soixante mètres, mêle fresques et stucs. Napoléon y installe son cabinet de travail et y signe son abdication en 1814 ; l’escalier en fer à cheval de la cour d’Honneur est celui de ses adieux à la Garde. Le théâtre impérial, fermé cent quarante ans, a rouvert en 2019.
Ce qu’on voit à l’intérieur
Le château a été habité par les souverains français pendant sept siècles, de Louis VII à Napoléon III, ce qu’aucun autre ne peut dire. Chaque règne y a laissé une pièce : la galerie François Ier et ses fresques encadrées de stucs, la salle de bal d’Henri II, l’escalier en fer à cheval sur la cour d’honneur, les appartements de Napoléon avec son cabinet d’abdication.
Les Petits Appartements et le musée Napoléon Ier se visitent séparément et sont bien moins fréquentés. Le musée chinois de l’impératrice Eugénie, resté dans son accrochage de 1863, contient les objets rapportés du palais d’Été.
Le parc et les jardins font cent trente hectares : le jardin anglais, le Grand Parterre dessiné par Le Nôtre, le canal creusé sous Henri IV. Ils sont ouverts librement et se traversent sans billet, ce qui laisse une promenade possible même quand le château est fermé.
Y aller avec un chauffeur
Fontainebleau est à environ une heure de Paris, et la forêt de vingt-cinq mille hectares commence aux grilles. Nos chauffeurs déposent cour d’Honneur et enchaînent volontiers avec Barbizon ou Vaux-le-Vicomte, à vingt minutes.
Photo : Gzen92 / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0