Vaux-le-Vicomte est le premier château où Le Vau, Le Brun et Le Nôtre ont travaillé ensemble. Louis XIV, impressionné et furieux, a repris l’équipe pour Versailles.
Ce qu’il faut savoir
Nicolas Fouquet, surintendant des finances, y donne une fête le 17 août 1661 : six mille invités, une comédie de Molière écrite pour l’occasion, un feu d’artifice. Dix-neuf jours plus tard, il est arrêté par d’Artagnan et passera le reste de sa vie en prison. Le jardin, long de trois kilomètres, joue sur des effets d’optique : les bassins n’apparaissent qu’au fur et à mesure qu’on avance.
Y aller avec un chauffeur
Le domaine est à environ une heure de Paris et n’est pas desservi directement par le train. Les soirées aux chandelles, deux mille bougies allumées dans le parc, se terminent tard. Nos chauffeurs déposent à l’entrée et attendent pour le retour.
Le château qui a coûté sa place à Fouquet
Nicolas Fouquet, surintendant des finances, a réuni Le Vau pour l’architecture, Le Brun pour la peinture et Le Nôtre pour les jardins — les trois mêmes qui feront Versailles vingt ans plus tard. La fête d’inauguration du 17 août 1661 a été si somptueuse que Louis XIV l’a fait arrêter trois semaines après.
Les jardins font trente-trois hectares et sont dessinés en anamorphose : ce qu’on voit depuis le perron n’a pas les proportions réelles, les bassins s’allongent à mesure qu’on avance. La Grille d’eau et les Grottes n’apparaissent qu’une fois arrivé dessus.
Les samedis soir de mai à octobre, deux mille bougies éclairent le château et les jardins. C’est la visite qui vaut le déplacement, et elle se réserve.
Photo : Jean-Pol GRANDMONT / Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0