Entre 1921 et 1928, Hemingway a vécu à Paris avec un salaire de correspondant, dans un appartement sans eau chaude de la rue du Cardinal-Lemoine. Il a raconté ces années dans Paris est une fête, publié après sa mort.
Ce qu’il faut savoir
La librairie Shakespeare and Company de Sylvia Beach, alors rue de l’Odéon, lui prêtait des livres et a publié l’Ulysse de Joyce que personne ne voulait éditer. La Closerie des Lilas, où il écrivait, garde une plaque à son nom sur le comptoir. Gertrude Stein recevait rue de Fleurus, Fitzgerald buvait au Ritz, et Man Ray photographiait à Montparnasse. Le bar Hemingway du Ritz porte son nom depuis qu’il a prétendu avoir libéré l’hôtel en 1944.
Y aller avec un chauffeur
Ces adresses se répartissent entre le cinquième, le sixième et le quatorzième, dans des rues où l’on ne stationne pas. Nos chauffeurs enchaînent les étapes en demi-journée, avec attente devant chaque adresse.
Sur les traces des années folles
Hemingway arrive à Paris en 1921 et loge d’abord au 74 rue du Cardinal-Lemoine, un deux-pièces sans eau courante au-dessus d’un bal musette. Il écrivait dans les cafés de la place Saint-Michel et de la Contrescarpe, faute de chauffage chez lui.
Les adresses tiennent en une promenade : la librairie Shakespeare and Company de Sylvia Beach, rue de l’Odéon à l’époque, qui lui prêtait des livres ; le Dôme, la Coupole, la Closerie des Lilas à Montparnasse ; le Ritz, place Vendôme, dont le bar porte aujourd’hui son nom.
Gertrude Stein tenait salon rue de Fleurus, à côté du Luxembourg. Fitzgerald, Joyce, Man Ray, Picasso passaient dans les mêmes rues, à quelques centaines de mètres les uns des autres.
La plupart de ces adresses existent toujours et se visitent de l’extérieur, sauf les cafés, où l’on peut s’asseoir.
Photo : Celette / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0