Le musée Rodin occupe l’hôtel Biron, un hôtel particulier de 1730, et son jardin de trois hectares où sont installés Le Penseur, Les Bourgeois de Calais et La Porte de l’Enfer.
Son histoire
Rodin loue quatre pièces du rez-de-chaussée en 1908 ; Matisse, Cocteau et Isadora Duncan occupent d’autres parties du bâtiment. Il propose à l’État de lui donner toute son œuvre à condition qu’un musée soit créé ici. L’accord est voté en 1916, le musée ouvre en 1919, deux ans après sa mort. Camille Claudel y a une salle entière.
Y arriver en voiture
La rue de Varenne est étroite et bordée de ministères, donc surveillée. Nos chauffeurs déposent devant le 77 et reprennent boulevard des Invalides ; les Invalides et le musée de l’Armée sont à deux minutes à pied.
Le jardin, autant que les salles
L’hôtel Biron est entouré de trois hectares de jardin, et c’est là que se trouvent les bronzes les plus connus : le Penseur au bout de l’allée, les Bourgeois de Calais sur la pelouse, la Porte de l’Enfer contre le mur du fond, avec ses deux cents figures dont sont sortis presque tous les sujets de Rodin.
À l’intérieur, les salles suivent le travail plutôt que les dates : plâtres, terres cuites, marbres inachevés où la trace de l’outil se voit encore. Le Baiser occupe une pièce à lui seul.
Rodin a légué l’ensemble à l’État en 1916 à une condition : que l’hôtel Biron, où il louait quelques pièces, devienne son musée. Camille Claudel y a sa propre salle, avec L’Âge mûr et La Valse.
Autour du musée
Le musée est rue de Varenne, entre Matignon et les Invalides. Le dôme et le tombeau de Napoléon sont à cinq minutes à pied, et la rue Cler, un peu plus loin, reste l’une des dernières rues de marché du septième arrondissement.
Photo : Dalbera / Wikimedia Commons — CC BY 2.0