Pierrefonds est un château fort du XIVe siècle démantelé sur ordre de Richelieu, resté en ruine deux cents ans, puis entièrement rebâti par Viollet-le-Duc pour Napoléon III à partir de 1857.
Ce qu’il faut savoir
L’architecte n’a pas restauré : il a reconstitué le château féodal tel qu’il aurait dû être, avec des créneaux, des statues et des décors de son invention. Le résultat, contesté par les historiens, sert de décor à quantité de films et de séries. Compiègne, à quinze kilomètres, garde le palais impérial de Napoléon III et, en forêt, la clairière de l’Armistice où fut signée la fin de la Première Guerre mondiale, le 11 novembre 1918.
Y aller avec un chauffeur
Les deux sites sont à environ une heure de Paris et à trente minutes de Roissy. Nos chauffeurs enchaînent le château, le palais et la clairière dans la journée.
Ce que Viollet-le-Duc a inventé à Pierrefonds
Napoléon III a chargé Viollet-le-Duc de relever le château en ruine à partir de 1857. L’architecte n’a pas restauré : il a recomposé un château médiéval tel qu’il aurait dû être, avec des créneaux, des tourelles et des décors intérieurs qui n’avaient jamais existé. Le résultat est un manifeste, contesté à l’époque, spectaculaire aujourd’hui.
Les salles se visitent en enfilade : la salle des Preuses et ses statues aux visages de la cour impériale, la chapelle, les caves voûtées. Le château sert souvent de décor de tournage.
Compiègne, à quinze kilomètres, complète la journée : le palais impérial, ses appartements et le musée de la Voiture, l’un des plus complets de France sur les transports anciens.
Autour des deux châteaux
Pierrefonds est au bord de la forêt de Compiègne, l’une des plus grandes de France. La clairière de l’Armistice, où fut signé l’arrêt des combats en 1918, est sur la route entre les deux villes, et le wagon reconstitué se visite.
Photo : / Wikimedia Commons — FAL