L’Atelier des Lumières projette des expositions numériques sur les murs, le sol et le plafond d’une ancienne fonderie du onzième : dix mètres sous plafond, trois mille trois cents mètres carrés de surface projetée.
Son histoire
La fonderie du Chemin-Vert a été fondée en 1835 par la famille Plichon, qui fabriquait des pièces de fonte pour la marine et le chemin de fer. Elle a fermé dans les années soixante et est restée à l’abandon. Culturespaces l’a transformée en 2018 ; la première exposition, sur Klimt, a attiré plus d’un million de visiteurs.
Y arriver en voiture
La rue Saint-Maur est étroite et le passage qui mène à l’entrée, rue Saint-Maur ou rue du Chemin-Vert, se repère mal. Nos chauffeurs déposent au bon bout de la rue et reprennent à la sortie de la séance.
Comment ça se passe une fois à l’intérieur
L’ancienne fonderie a gardé sa halle de dix mètres sous plafond et ses murs de brique. Cent quarante vidéoprojecteurs y couvrent des milliers de mètres carrés de surface — sols et murs compris — d’images qui bougent au rythme d’une bande-son.
Il n’y a ni parcours ni sens de visite : on entre, on s’assoit par terre ou sur un banc, et on regarde le cycle défiler. Une séance complète dure entre trente et quarante minutes, et elle tourne en boucle : on peut donc arriver à n’importe quel moment.
Le programme change une fois par an et reprend un peintre ou un mouvement — Klimt, Van Gogh, Chagall, Cézanne. Une création plus courte, souvent plus abstraite, complète la séance principale.
C’est sombre et sonore : peu adapté aux tout-petits, très efficace avec des adolescents.
Photo : Emalquier / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0