Le Lancaster, rue de Berri, occupe un hôtel particulier de 1889 à cinquante mètres des Champs-Élysées. Marlene Dietrich y a vécu trois ans dans la suite 45, dont elle avait fait repeindre les murs en lilas.
Son histoire
Le Saint James, avenue Bugeaud, est le seul château dans Paris : bâti en 1892 par la veuve d’Adolphe Thiers comme fondation pour étudiants, il est devenu club privé puis hôtel. Son jardin de deux mille mètres carrés et ses montgolfières lumineuses en terrasse ne se voient d’aucune rue. Les deux maisons partagent le même goût du retrait, à l’opposé des palaces de l’avenue Montaigne.
Deux jardins invisibles depuis la rue
Le Lancaster tient son calme d’un jardin intérieur entouré par les quatre façades de l’hôtel particulier : une dizaine de tables, des bambous, et rien de l’avenue voisine. C’est là que se prend le petit-déjeuner dès les beaux jours. Les chambres ont été redessinées dans les années deux mille en gardant le mobilier rapporté par les premiers propriétaires.
Le Saint James, lui, a deux mille mètres carrés de jardin clos et une bibliothèque de plusieurs milliers de volumes qui sert de bar. L’adresse a longtemps été réservée aux membres du club ; le bar reste accessible aux clients de l’hôtel et à leurs invités, ce qui explique qu’on n’y croise jamais de foule.
Les deux maisons comptent moins de soixante chambres chacune. Nos clients qui les choisissent le font souvent après avoir essayé les grands palaces : moins de hall, moins de passage, et un personnel qui reconnaît les visages au bout de deux séjours.
Y arriver en voiture
La rue de Berri et l’avenue Bugeaud sont calmes et la dépose s’y fait devant l’entrée. Nos chauffeurs reprennent au même point ; l’Étoile est toute proche des deux adresses.
Photo : DegaZ / Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0