Le Palais Garnier compte deux mille deux cents places mais onze mille mètres carrés de surface : l’essentiel du bâtiment est fait de foyers, d’escaliers et de couloirs, destinés à voir et à être vu.
Ce qu’il faut savoir
Charles Garnier a gagné le concours en 1861 à trente-cinq ans, inconnu. Le chantier a buté sur une nappe d’eau : plutôt que de l’assécher, il a fait construire une cuve étanche, ce fameux « lac » où les pompiers de Paris s’entraînent encore. Le plafond peint par Chagall, posé en 1964, recouvre l’original sans le détruire. Le lustre pèse huit tonnes et son contrepoids est tombé en 1896, tuant une spectatrice — Gaston Leroux en a tiré Le Fantôme de l’Opéra.
Ce qu’on visite en journée
Le monument se visite en dehors des représentations, et l’essentiel tient dans les circulations plutôt que dans la salle : le grand escalier de marbre blanc, vert et rouge, le grand foyer et ses dorures, la rotonde des Abonnés et son sol en mosaïque. Garnier avait conçu ces espaces pour être vus par un public en mouvement, et c’est là qu’est passé le plus clair du budget.
La salle compte moins de deux mille places, ce qui étonne au regard de la taille du bâtiment. Le plafond peint par Chagall en 1964 recouvre celui de Lenepveu, resté intact dessous. Le lustre pèse plusieurs tonnes ; la chute d’un de ses contrepoids en 1896 a inspiré une scène à Gaston Leroux.
La bibliothèque-musée, accessible avec le même billet, occupe le pavillon de l’Empereur côté rue Scribe. Elle conserve maquettes de décors, costumes et partitions, dans une salle de lecture ouverte au public.
Y arriver en voiture
La place de l’Opéra est un carrefour très chargé et la dépose s’y fait brièvement. Nos chauffeurs déposent rue Scribe ou rue Auber et reprennent au même endroit, y compris tard après la représentation.
Photo : Peter Rivera / Wikimedia Commons — CC BY 2.0