Sous Paris court un second Paris : deux cents kilomètres d’anciennes carrières de calcaire, les égouts d’Haussmann, des réservoirs et des tunnels abandonnés.
Où les trouver
Les Catacombes, place Denfert-Rochereau, présentent les ossements transférés depuis 1786 depuis le cimetière des Innocents. Le musée des Égouts se visite quai d’Orsay. Les carrières des Capucins, sous l’hôpital Cochin, s’ouvrent rarement, et le reste du réseau est interdit.
Ce qui se visite, et ce qui ne se visite pas
Les Catacombes sont la seule partie du réseau ouverte en visite libre toute l’année, sur un parcours balisé d’environ un kilomètre et demi et une température constante de quatorze degrés. Le musée des Égouts, quai d’Orsay, se visite dans des galeries en service : on y voit les bateaux-vannes, les wagons-vannes et les boules de curage qui nettoient les collecteurs depuis le dix-neuvième siècle, avec les plaques de rue reproduites au-dessus de chaque galerie.
Le reste est fermé. Les deux cents kilomètres de carrières sous les treizième, quatorzième et quinzième arrondissements sont interdits d’accès depuis 1955, et l’Inspection générale des carrières les surveille sans les ouvrir. Les carrières des Capucins, sous l’hôpital Cochin, s’ouvrent quelques jours par an seulement, sur inscription.
D’autres souterrains existent sans être des carrières : le réservoir de Montsouris, qui alimente une partie de la ville, la crypte archéologique de l’île de la Cité, les caves voûtées du Marais, et les stations de métro fantômes — Haxo, Porte-Molitor, Croix-Rouge — que la RATP ouvre exceptionnellement.
En faire le tour en voiture
Les entrées sont réparties sur plusieurs arrondissements et la sortie des Catacombes se trouve loin de l’entrée, rue Rémy-Dumoncel. Le chauffeur dépose d’un côté et reprend de l’autre, ce qui évite un long retour à pied.
Photo : Diego Delso / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0