Carnavalet raconte Paris depuis la préhistoire jusqu’à aujourd’hui : six cent vingt-cinq mille œuvres, dont la chambre de Marcel Proust, l’enseigne peinte d’un cabaret et des maquettes de la ville à différentes époques. L’entrée aux collections permanentes est gratuite.
Son histoire
Le musée occupe deux hôtels particuliers du Marais reliés entre eux, celui de Carnavalet — où vécut madame de Sévigné — et celui Le Peletier de Saint-Fargeau. Il a été créé par le baron Haussmann en 1866, au moment même où ses percées faisaient disparaître le vieux Paris. Il a rouvert en 2021 après quatre ans de travaux.
Deux hôtels particuliers reliés
Le musée occupe deux hôtels particuliers reliés entre eux, l’hôtel Carnavalet du seizième siècle et l’hôtel Le Peletier de Saint-Fargeau du dix-septième. Madame de Sévigné a vécu vingt ans dans le premier, et c’est de là qu’elle écrivait ses lettres. La façade sur cour porte des bas-reliefs attribués à l’atelier de Jean Goujon.
Les collections racontent Paris depuis la préhistoire : pirogues néolithiques retrouvées à Bercy, maquettes de l’île de la Cité, enseignes de boutiques peintes, mobilier révolutionnaire, et une suite de pièces entières remontées telles quelles — la bijouterie Fouquet dessinée par Mucha, le salon de l’hôtel de Wendel, la chambre de Marcel Proust avec son lit.
Après quatre ans de travaux, le musée a rouvert en 2021 avec un parcours chronologique repensé et une partie des cartels descendus à hauteur d’enfant. L’entrée des collections permanentes est gratuite. Le jardin et les cours se traversent sans billet : c’est un raccourci discret entre la rue de Sévigné et la rue des Francs-Bourgeois.
Y arriver en voiture
La rue de Sévigné est étroite et à sens unique. Nos chauffeurs déposent rue des Francs-Bourgeois ou rue de Turenne et reprennent au même endroit ; la place des Vosges est à trois minutes à pied.
Photo : Miguel Hermoso Cuesta / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0